lundi 30 septembre 2013

Paris-Versailles: superbe perf d'Henri R.

Belle perf d'Henri R. qui sur les 16 km de Paris-Versailles parvient à devancer Luis.
Franco réussir pour sa part à devancer Sylvie.
Nous n'avons que les perfs pour l'instant, les classements suivront dans les prochains jours.

Henri R. (départ à 10h19') 1h18'07''
Luis (départ à 10h21') 1h20'58''
Franco (départ à 10h21') 1h28'48''
Sylvie (départ à 10h19') 1h33'04''

dimanche 29 septembre 2013

Trail de l'Etang du Bois de Clos: c'est dimanche prochain

Après son Tor des Geants bouclé avec succès et quelques jours de vacances jurassiennes, Jean-Yves organise dimanche 6 octobre avec son équipe du MMA sports le trail de Fontenay-sur-Eure.
A 10h20, départ du 12 km (une boucle) et à 10h30 départ du trail de 24 km (2 boucles). A 10h30 part également le relais à deux sur 2 tours, chacun un tour.

dessin de Hervé Pommereau

samedi 28 septembre 2013

Paris-Versailles: 4 Maratouristes en course dimanche

Franco (dossard 23 296), Luis (24 346), Henri R. (22 893) et Sylvie (23 108) seront dimanche matin au départ de la classique Paris-Versailles.
Il s'agira de la 36ème édition de cette course que de nombreux Maratouristes ont déjà courue.
25.000 coureurs seront au départ ! Départ par vagues de 350 coureurs toutes les minutes à partir de 10 heures.


un joli profil grâce à la côte des Gardes...

Alésia trail, le compte-rendu de Gaétan

Coucou,
à mon tour, le compte-rendu.
Côté météo, vous savez tout : après 15 jours d'hiver, le week-end du Trail a été ensoleillé.
Côté paysage, vous  devez venir voir cela de vos propres yeux : Magnifique !
Des bocages verts, des vaches blanches, du relief boisé, c'est vraiment une belle région.
Côté forces en présence, vous savez tout : Cédric s'étant cassé tibia et péroné il y a 15 jours, son dossard et celui de Marine cherchaient preneur. Après avoir loupé Henri Fauvel de peu, le dossard du 16/17 bornes de Marine a été pris par JP, qui (encore une fois !) m'accompagna gentiment et amicalement. Le + grave est que cela ne m'agace pas tant que ça de le voir reposé en train de prendre des photos quand j'aperçois le haut de chaque bosse ;-)
Merci à lui. Vous savez comme j'Aime ce mec et comme j'Aime courir à ses côtés.


Côté supercherie (et non pas super chérie), j'avais attaché à ma running la puce de Cédric pour le classer sur le 17. Mais cela n'a pas fonctionné ...
1h47, c'est convenable pour moi (1h46 en 2011 en sortant de l'hôpital après l'accident) car je cours très peu (entraînement(s) compris). Mon ménisque m'embête beaucoup et j'ai du mal à me motiver pour aller courir. Cependant, j'ai eu peu de courbatures. Mais j'ai marché dans les côtes. CQFD.
Bref, encore une belle sortie Maratouristes petit comité.
Cédric répare toi bien, je pense à toi chaque jour.
Prochain rdv : Montsalvy pour une revanche avec cette course après ma perdition 2010.
Je promet d'aller "trottiner" d'ici-là. Afin de ne pas faire peur à Nicolas.
D'ailleurs, bravo à tous pour vos exploits : Anne, Sophie, Flo, DD, PP, Nicolas, Henri and Co.
 
Bonne réunion Mardi.
Bises à tous.
Gaëtan.


vendredi 27 septembre 2013

Qui au Noctutrail d'Issou samedi 5 octobre ?

Mickey a envie de courir le Noctutrail d'Issou aux Portes du Vexin, dans la forêt de Rosny-sur-Seine.
17 km et 450 m+, le parcours semble intéressant. Départ de la course à 20h30.
Qui a envie d'accompagner Mickey ?



Course d'orientation: affûtez vos boussoles...

Avec l'automne, finis les trails en montagne. Place aux courses d'orientation.

* La saison débutera dimanche 17 novembre avec la O'Castor, une course individuelle ou par équipe de 2 sur un parcours d'environ 22 km avec une quarantaine de balises à trouver en moins de 4 heures.

* Suivra la Noct'orientation par équipes d'au moins 3 samedi 30 novembre avec deux distances, 25 ou 39 km. Départs à 18h30 ou 20h30.

* Enfin pour clore en beauté l'année, à Azay-le-Rideau, la 8ème Mégalonight par équipes de 2 ou 3, samedi 21 décembre avec départ à 22 heures et retour avant dimanche matin à 8h05.

* Pour débuter 2014, rien ne vaut un bon raid hivernal. Le week-end du 18 et 19 janvier, vous aurez le choix avec le Raid 28 (80 à 90 km en moins de 19 heures par équipes mixtes de 5), l'Ultra-Raid 28 (120 km en moins de 24 heures par équipes de 3) et le Semi-raid 28 (50 km en moins de 11 heures par équipes de 3).

* Les plus courageux et ceux qui auront bien récupéré feront deux semaines plus tard la 14ème Hivernale du raid Normand les 1er et 2 février. Deux distances par équipes de 3 ou 4, 42 ou 55 km avec une cinquantaine de balises à trouver.

Dans cette belle série de c.o., deux podiums à défendre. Sur l'Ultra-Raid 28, Stéphane, Jean-Yves et Thierry avaient fini 3èmes de même que Didier, Fred et Pascal sur le 42 km de l'Hivernale du Raid Normand.

jeudi 26 septembre 2013

Trail d'Albertville: une course bien "pentue" comme Philippe les aime

En Savoie pour ce week-end, j'en ai profité pour courir le trail d'Albertville, 34 km et 2500 m+, une distance et surtout un dénivelé qui me plaisent bien. J'avais envisagé cette course à une époque où je visais encore la 1ère place du classement du dénivelé, mais un Géant est passé par là...
Une autre chose m'attirait sur cette course: un km vertical de 4 bornes entre les km 18,5 et 22,5. Je voulais voir comment je pouvais grimper ce km vertical au milieu d'une course.
Au départ, quelques hectomètres de plat dans les rues et pour sortir  d'Albertville. 

J'ai mal aux pattes, des restes de Vert-en-Drouais. C'est vrai que courir 7,5 km d'un coup, cela ne m'était pas arrivé de l'été ! 

Et puis ça monte. Pas seulement, ça descend aussi. 
Premier ravito dans un petit village sympa, Allondaz (7,5 km, 530 m+ et 160 m-). On commence à dominer la vallée.
L'alternance de montées et de descentes me va bien, ça roule.
Voilà le Fort de Tamié (km 16,5, 1189 m+ et 560 m-), passage spectaculaire dans les souterrains et ravito dans la cour habituellement interdite d'accès.

ravito du Fort de Tamié

On descend un peu sur deux bornes et hop ça tourne à droite. Faut monter. Je prends mon rythme. Je surveille la montée avec l'altimètre. 8 minutes pour 100 m+, ça va aller. Au début c'est en sous-bois puis ça s'éclaircit et arrivent les alpages au col du Haut du Four où la vue est superbe. Des bénévoles sympas nous offrent à boire et font des photos. Mais il reste 250 m+. Pas de souci même si ça se redresse pour le mur final.
J'arrive finalement en haut en 1h25', y compris le verre d'eau au col et quelques photos. Je visais moins d'1h30' pour ce KMV après 19 km et déjà 1200 m+ de grimpés. Je suis donc satisfait.
Je pointe 202ème au sommet.

km 22, col du Haut du Four, déjà 750 m+ de passer dans le KMV. Restent 250 m+ pour arriver au point culminant du trail

un dernier effort, le haut du mur approche

il faisait beau et chaud et même chaud et beau, j'ai attrapé une bonne suée...

ça fait du bien de se retourner et de voir ceux qui ont encore plus que toi à grimper...

Il ne restait plus qu'à descendre 1500 m- en onze bornes. Prudent avec ma cheville, je fais très très cool la première partie plutôt technique. Puis le sentier devient plus rouant et ça va mieux. Mais je ne vais pas vite. Je sens que je n'ai pas beaucoup couru cet été. j'ai surtout marché pour l'Echappée Belle. Je manque de km.
Une vingtaine de coureurs et coureuses me passeront avant l'arrivée. Mais l'important n'est pas là. Je suis surtout heureux d'avoir pris part à ce trail bien alpin, le dernier de l'année. 
Et maintenant un peu de repos et reprise pour les c.o. de l'hiver, O'castor, Noct'orientation et ensuite Saintélyon. Avec peut-être Montsalvy au milieu si des équipes se font.

225ème sur 263 classés en 5h57'54 (21ème V2H sur 26)

Alésia, photos et compte-rendu de JP


Alésia trail ,
Pour cet Alésia trail , les absents auront eu tort. Quelle météo! Cependant , faute de combattant (on pense à toi Cédric ) et seul étranger en terre connue , j'ai décidé de courir aux cotés de mon hébergeur du moment le bien nommé Gaetan , inscrit sur le 16 km avec Marine , absente excusée. Le dossard étant libre , je l'ai donc pris.

Gaétan et JP au pied de la statue de Vercingétorix

Partis sous un soleil radieux , les premiers km se sont quelques peu assombris dans le fond de la vallée pour finir par disparaitre la montée suivante et laisser place à une douceur matinale très agréable. Gaetan , parti en fanfare comme d'hab a vite compris qu'il jouerai de l'accordéon. Quant à moi , accompagné de ma "pupuce " Marine ( c'est la MEYER des pupuces avec qui j'ai couru ...) , j'ai décidé de rester avec mon pote Gaetan , philosophant au gré des vignes , oubliant ainsi les quelques difficultés de l'épreuve. Je ne pouvais guère trop forcer l'allure et risquer un podium féminin ! La supercherie aurait été un peu grosse ( quoiqu'avec un short de foot peut-etre...). 


Gaetan étant un peu juste dans les bosses j'ai pu m'économiser jusqu'au dernier ravito qui était équipé de divertissements cérébraux. La tete et les jambes , me dis-je. Enfin un trail ou on refléchit. Vous reconnaitrez sur cette photo le célèbre "MAT du ????" répondant à sa bergère. Mat longtemps infligé à Didier du temps ou nous jouions ensembles aux échecs (Ha mince fallait pas le dire ). nous sommes donc repartis gais et alertes pour ces 6 derniers km. 


Faux plats montants et  grimpette finale , la ligne est franchie en 1h47. Chrono fidèle aux espérances de Gaetan qui devait brûler ses chaussures si la barre franchissait les 2h.
Pas d'entrainement pour moi cette semaine car mon mollet s'est réveillé.
Un gros bisou à Arthur , Anne et Gaetan.

j-p  ( qui devrait faire le vétatrail de l'aubrac le 05 /10 )

mercredi 25 septembre 2013

Impérial trail de Fontainebleau, belle reprise pour Frédéric

si, si, il y était


Première course après les congés d’été. Et c’est parti pour 37 km et 850 m +.
Super content, je pars avec mes compatriotes d’entrainement que sont Bernard et Henrik. Henrik était là pour finir dans les 10 premiers, avec Bernard l’objectif était une reprise progressive.
Comme l’année dernière les conditions étaient top. Soleil et fraicheur au départ puis soleil et températures tempérées durant la journée.
Trop euphorique au départ et comme d’habitude pas stressé je fais l’idiot en taquinant Henrik car il décide de partir prudemment.
Manque d’attention et dès la première descente…craque la cheville gauche…et une entorse et une !!!!!
Je décide de trottiner tranquillement et de voir le niveau de la douleur. Je laisse partir mes deux champions. C’est douloureux mais pas insupportable et puis pas envie d’abandonner après moins d’un kilomètre après le départ (objectif de la nouvelle saison : finir toutes mes courses pour préparer l’UTMB)
Je fais attention dans les descentes et grimpe comme un chamois dans les bosses. Je rejoins Bernard et ensemble nous voyons Henrik disparaître.  Bernard à bonne allure les 2 premières heures. Je souffre mais j’ai la super forme car la technicité du parcours nous oblige à avoir un rythme lent.
Durant la première partie, Bernard insiste sur la beauté du parcours.  Sûrement, mais je ne vois que des racines et des cailloux car concentré sur le sol pour protéger ma cheville. Bernard commence à peiner par manque de foncier (me dit-il !!!). Je rage car j’ai la super forme mais impossible de me faire plaisir car la cheville est douloureuse et je ne veux pas aggraver la situation.
Rester positif : Je profite de chaque bosse pour faire du cardio et de profiter de la vue en attendant que Bernard arrive au sommet. C’est vrai que c’est sympa la forêt de Fontainebleau. Mais qui dit montée dit souvent descente et là je ne suis pas très fier. Aill.….ouill…Grrrr… Je râle car ma cheville part de travers et Bernard assure bien en descente. Un ravitaillement, puis le deuxième où je me fais strapper par une charmante docteur. 
On repart.  Troisième ravitaillement. C’est presque la fin. Dernière descente et nous arrivons en 5H avec Bernard. Henrik finit la course en 3H30 et prend la 7ème place.
Nos trois objectifs sont atteints.
Course technique et ludique avec un gros effort de balisage cette année. A recommander pour reprendre la saison.

Fred

Ps : Merci à ma femme d’avoir organiser une fête surprise pour mes 40ans avec tous mes amis et ma famille après la course. Super souvenir.

mardi 24 septembre 2013

Le n°34 d'OVER ELEMENT est paru: visionnez-le vite !

Vous y verrez l'UTMB, l'Echappée Belle, le Grand Raid des Pyrénées, le Tor des Geants ...

Résultats de nos coureurs ce dimanche

* JP et Gaétan ont pris part dimanche au 16 km de l'Alésia Trail en Bourgogne. Ils ont fait course commune et si Gaétan a souffert dans les côtes, JP a malheureusement vu son mollet "se réveiller".
Ils finissent ensemble 194èmes ex-aequo en 1h47'18 sur 403 classés.
* Sur le 34 km du trail d'Albertville (avec 2500 m+), Philippe finit 225ème sur 263 classés et 292 partants en 5h57'54''.

lundi 23 septembre 2013

La Marieteam à l'honneur dans l'Echo Républicain

Pour son Tor des Geants, honneur à Didier mardi 17 

Florence, une des nombreuses athlètes à être montées sur la première marche du podium, était dans le journal mercredi

dimanche 22 septembre 2013

TOR DES GEANTS - Le récit de Didier

Après mon cuisant échec au Raid 240 de l'an dernier (manque de peau), faisant déjà suite à 2 tentatives avortées sur l'UTMB en 2006 et 2007, j'avais besoin de me réconcilier avec la montagne. Le tor des géants m'est apparu comme une évidence. Bien sûr c'est la course de tous les superlatifs mais pour le diesel que je suis, avec ma constitution agricole, je me suis dit que ça devait passer plus facilement que sur un UTMB ou un GRP couru avec les barrières aux trousses. Bien sûr il y a toujours une petite douleur au talon, mais elle ne m'a pas gênée plus que cela pendant les trails de préparation alors pourquoi s'en faire?


La préparation des 3 derniers mois
1 ultra (Ardennes Méga trail), 3 CO, 3 footing d'1h et 1 raid en Juin
1 ultra (ITT) et 2 footing d'1h en Juillet
5 footing d'1h en Août (dont un d'1h49 quand même!)
4 randos montagne 2 semaines avant la course
Préparation un peu minimaliste mais permettant au moins de prendre le départ avec du jus...

Le matériel
Comme de nombreux concurrents, j'ai opté pour le sac Raidlight OLMO 20L
Ce sac est confortable, les bidons sont stables
Défaut : les coutures de la ceinture porte dossard usent rapidement les tee-shirts techniques
Astuce : passer la ceinture dans une chaussette percée et accrocher le dossard à la chaussette, fini l'usure!!
 Le truc de la chaussette
Dans le sac de base vie fourni par l'organisation, je prévois notamment 2 paires de chaussures, une dizaines de paires de chaussettes, vêtements chauds et crème Nok.

1ère étape
48,6km – 3750D+. La chance ayant été de notre côté lors du tirage au sort, nous nous retrouvons avec Jean-Yves sur la ligne de départ par ce beau dimanche pluvieux de Septembre. La météo l'a dit, ça ne va pas durer.

Monsieur Carotte et Monsieur Epinard
De fait nous tombons le Kway dès les premières rampes du col Arp. Il y a 1300D+ qui passent comme une lettre à la poste, nous arrivons avec Jean-Yves au sommet sous un petit rayon de soleil au bout de 2h30 de course.
Un âne pour faire avancer Carotte
Vers le sommet de l'Arp
Dans la descente nous rencontrons Jean-Michel pour la première fois. A la Thuile, 4h de course,je retrouve Florence pour la dernière fois. Je laisse filer Jean-Yves car je m'arrête pour m'oindre les pieds. Je vais le faire à peu près autant de fois qu'il y a de cols sur la course ce qui me permettra de finir sans la moindre ampoule!
 La Thuile - 1458m
Vers Deffeyes
 17h18 Refuge Deffeyes 2500m – les grondements du tonnerre ont effrayé le soleil
En haut le haut pas
Dans la montée du col du haut pas, traversée de torrent, je glisse et mets les pieds dans l'eau, allez hop changement de chaussettes.
18h35 - Col du Haut pas 2857m 
19h33 J'arrive au ravito Promoud, il pleut bien maintenant, la montée au col Crosatie 2829m dernier col avant la première base vie ne s'annonce pas comme une partie de plaisir. Ascension dantesque dans le vent et sous la pluie, il faut s'arrêter avant le sommet pour sortir la frontale. Je passe le sommet à 21h05. C'est dans la descente qui suit qu'un concurrent chinois laissera la vie. Je ne l'apprendrai qu'à l'arrivée de la course. J'arrive à Valgrisenche à 0h20. Douche, sieste 2h30, repas, changement de chaussures je repars à 4h15 (BH 7h) la pluie a cessé et ne reviendra plus jusqu'à la fin!

2ème étape
Avec 53km – 4137D+, 3 grands cols dont le Loson à 3300m cette journée s'annonce compliquée, heureusement la météo s'est nettement améliorée.
7h49 passage au col fenêtre 2854m, c'est quand même plus agréable avec un rayon de soleil.
Descente du col fenêtre
Je monte les cols à mon petit rythme et déroule tranquillement d'une foulée la plus rasante possible dans les descentes, ce qui fait que je revois souvent ceux qui me passent dans l'ascension. Pas le temps de faire du tourisme à Rhêmes Notre Dame, les 1300D+ du col d'Entrelor occupent mes pensées.
Entrelor vers le ciel
 Entrelor toujours plus haut toujours plus beau
La montée est interminable mais ce n'est pas encore le plat de résistance. Je termine mon assiette à 12h11 et vais digérer durant les 1350D- menant à Eaux Rousses.
Entrelor la descente
Un peu avant d'arriver à Eaux-Rousses on aperçoit sur la montagne d'en face les premiers lacets du col Loson bien exposés au soleil, j'en salive (bave?) d'avance.
14h49 J'entame la montée du col Loson 1640D+. Interminable est le seul adjectif qui puisse convenir, heureusement que des distractions nous sont proposées avec la présence de chamois et bouquetins...
Chamois du Loson
A 19h40 je bascule dans la descente sur Cogne, 1800D- j'active le pas au début pour profiter du jour au maximum.
22h40 Enfin Cogne, pour clore cette journée bien remplie. Nouveau changement de chaussures pour prévenir un début d'échauffement, une bonne nuit d'1h30, un petit repas et ça repart à 2h40 (BH 6h)

3ème étape
Avec 46,6km et 1340D+ la troisième étape fait presque figure d'étape de repos. Néanmoins, pris de somnolence dans la montée nocturne vers la fenêtre de Champorcher je dois faire une nouvelle pause de 45' au refuge Sogno ou un canapé moelleux me tend les accoudoirs . La descente vers Donnas est longue mais agréable. J'y croise Jean-Paul et Denis deux suisses que je retrouverai souvent.
La passerelle vers Pontboset
 Dans la vallée de Donnas
J'arrive à 14h26 heure idéale pour repartir à la fraiche. Une douche, 3h de sieste, un bon repas et je repars à 19h40 (BH 2h00) gonflé à bloc, d'autant que j'ai pris connaissance de tous mes messages d'encouragements.
Menu gastronomique à Donnas
4ème étape
51km – 4584D+. Après avoir atteint le point bas à Donnas 330m, il faut remonter. Les premiers km dans Donnas sont très sympas, un client de bistro m'offre une gorgée de sa bière, je sympathise avec le diable près du pont st martin.
Pacte avec le diable
Pont St Martin
Puis c'est de nouveau la solitude dans une montée difficile. J'arrive au ravito Sassa complètement épuisé et doit me reposer 30' avant de repartir à 1h pour les 900D+ vers le refuge Coda point de mi-parcours. L'arrivée à ce refuge est magique, on débouche sur une crête et on découvre d'un seul coup le piémont et les lumières de Biella. Je récupère 1h au refuge avant de poursuivre ma route. 2h plus tard, je passe au lago Vargno au lever du jour. 
De quoi couper l'appétit...
Premières nausées, j'avais pris depuis le départ des comprimés pour faciliter la digestion, je commence à en voir les limites. Une succession de col jusqu'à Niel, ou je m'octroie 1h de repos. Encore un col et c'est la descente sur Gressoney-st-jean ou j'arrive à 17h50, je me couche tout de suite en mettant le réveil à 20h. Malgré les pauses et les siestes la fatigue s'installe, je ne pensais pas mettre 22h pour ces 51km.

5ème étape
36km 2750D+ Ouf une étape plus light! Je pars à 21h43 (BH 1h00) Je passe le col Pinter à 1h48, je dois me concentrer pour chasser les somnolences. En fonction de la pente mon souffle est plus ou moins court et des refrains de chanson que je ne peux pas choisir ou chasser me viennent à l'esprit pour donner la cadence. Il faudra que je prenne un MP3 car j'en ai marre de fredonner ''les mots bleus'' ou ''1000 colombes'' pendant des heures. Après une pause de 45' au bar de Cuneaz, je m'arrête 1,5km plus loin au refuge Crest pour déguster une délicieuse salade d'abricot et une orange pressée. Jeudi 6h du matin je pars du ravito de St Jacques avec pour objectif l'arrivée à Valtournenche avant midi.
Descente sur Valtournenche
6ème étape
47km – 3404D+. 3h de pause dont une de sieste, et je repars à 14h45 (BH 21h). Je connais le début de ce parcours, nous l'avions reconnu sur 4km jusqu'au lac de Cignana avec Florence.Par contre je découvre les 43 suivants et ils vont être assez cuisants. Une succession de col en altitude peut-être plus usante moralement qu'une ascension sèche avec pour finir la périlleuse descente du col Vessonaz. Je m'arrête dormir 2h à Reboulaz, 30' à Cuney, 1h à Clermont, mes batteries ne tiennent décidément plus la charge. J'arrive à Oyace au lever du jour pour une nouvelle sieste d'1h avant le dernier col de l'étape qui mène à Ollomont. 12H12 je passe le col Brison, et arrive à Ollomont à 13h50. Sieste au soleil, petit repas.

7ème étape
49km – 2609D+. 15h50, il reste 24h pour finir, cette fois j'y crois vraiment, même si l'estomac devient retord. Dans la montée vers Champillon je rattrape un coureur de l'empire du soleil levant paniqué à la perspective du prochain couchant. Il a perdu sa frontale, je lui prête une des miennes. Plus loin je croise d'autres occupants des lieux devant lesquels il ''veau'' mieux s'effacer.
Zut : le passage à nivaches est fermé
Voooooous ne passerez pas!
Col Champillon, l'avant-dernier des 25! La descente vers St-Rhémy-en-bosses est longue et facile. Je pourrai courir, malheureusement mon estomac ne supporte plus les secousses et ne manquera pas de me le rappeler.
Ça sent le dernier jour des cols
Direction St-Rhémy-en-bosses
Houston, on rentre à la maison!
A St Rhémy on me donne un médicament pour l'estomac, je dors 1h et repart vers 1h du matin pour le final. Je retrouve Jean-Paul, le suisse, qui dort debout et nous continuons ensemble. On nous annonce une barrière horaire à environ altitude 2000m non inscrite sur le book. A 2300m nous n'avons toujours rien vu et commençons à douter. Jean-Paul cherche à téléphoner sans succès et perd son téléphone, on s'en aperçoit un peu plus tard. Heureusement les organisateurs vont lui retrouver au petit jour. La barrière, elle, était en fait au refuge Frassati à 2500m. Je fais une de mes dernières siestes au refuge avant d'attaquer le final de Malatra. J'arrive au sommet au lever du soleil, c'est magique.
Col Malatra – La délivrance
La descente sur Bonatti est longue mais je savoure. Un peu trop relâché sans doute, je chute lourdement mais sans conséquences. Bonatti - Bertone je connais dans l'autre sens, j'avais oublié que c'était si long et je dois faire encore 30' de sieste au soleil. Et c'est le final, la descente de Bertone, l'arrivée dans Courmayeur sur le tapis rouge, je lève mes bâtons au ciel.
Voilà c'est la fin de l'aventure, je ne me suis pas trompé en me pensant capable de relever ce défi et j'en tire une vraie satisfaction. J'ai pris dès le début une marge avec les barrières horaires et je me suis attaché à préserver ce petit capital. Mon corps maintenant a compris que c'était fini et se laisse submerger par la fatigue.
La station debout va être pénible pendant quelques jours. Mes pieds, articulations et tendons sont intacts mais mon estomac va mettre plusieurs jours à reprendre le dessus. Mon talon m'a envoyé quelques signaux au début, mais a fini par laisser tomber. J'ai brulé 5kg de graisses diverses sur les chemins valdôtains. Je me suis endormi 16 fois entre 30' et 3h pendant la course pour un total de 20h environ, un peu de quoi être déréglé en fin de semaine. Il faudrait refaire ce tour tranquillement en rando pour encore mieux profiter du paysage et des refuges, mais on ne retrouverait pas cette ambiance extraordinaire, le soutien et les encouragements des 1500 bénévoles, les rencontres avec des coureurs venus des 5 continents, et les SMS de mon fan-club.
Epinard et carotte rapé
Tamura Satoshi - L'homme sans frontale
Entente Franco-Suisse